Des vers marin pour traiter le Covid-19

Des vers marin pour traiter le Covid-19
    En 2017, des chercheurs français propose un remède pour stabiliser les œdèmes cérébraux des soldats victimes d’une explosion — la première cause de mortalité des militaires américains en Afghanistan et en Irak. Les chercheurs français ont signé un partenariat de recherche avec la marine américaine et recevaient le 8 février dernier le prix Créative Next qui récompense les entrepreneurs français aux Etats-Unis.

    En 2020, en plein pandémie les mêmes chercheurs reviennent avec une solution miracle via un ver marin !





    Comment? 

    Ses travaux portent sur un ver natif des côtes françaises et apprécié des pêcheurs à la ligne : l’arénicole (Arenicola marina en latin, buzuc en breton). Grâce à son hémoglobine, cet invertébré qui vit dans le sable de la plage au rythme des marées est capable de respirer dans l’air comme dans l’eau.
    « L’oxygène c’est la vie », explique Franck Zal. Le sang transporte l’oxygène et irrigue les organes. Chez l’homme, l’oxygène est acheminé par les molécules d’hémoglobine contenues dans les globules rouges. Chez l’arénicole, par contre, l’hémoglobine est dissoute dans le sang. A marée haute, le ver emmagasine l’oxygène que contient l’eau de mer et utilise cette réserve à marée basse. L’hémoglobine du ver ne contient pas les globules rouges qui donnent au sang humain son groupe sanguin, mais sa structure est « quasiment similaire » à l’hémoglobine humaine.
    Un substitut sanguin universel et facilement transportable
    Hemarina planche actuellement sur le développement d’un substitut sanguin universel à base de sang d’arénicole. « Cette molécule peut être transfusée sans se soucier du groupe sanguin de la victime », note Franck Zal.  Cette découverte « stratégique » a attiré l’attention du centre de recherche médicale de la marine américaine, situé à Silver Spring dans le Maryland. Spécialiste en médecine traumatique, « l’U.S. Navy nous a demandé de concevoir un moyen d’oxygéner le cerveau d’un soldat blessé pendant une heure », explique Franck Zal. 
    Le délai imparti correspond à la fois à « l’heure d’or » et au temps de transport moyen d’un blessé vers un hôpital de campagne. Les expériences réalisées en laboratoire sont concluantes : des cerveaux de souris ont été maintenus en vie pendant deux heures et demie. Après avoir conduit ses propres expériences en 2015, la marine américaine a publié dans le Journal of Neurotrauma des résultats aussi encourageants. « La molécule fonctionne très bien », se réjouit Franck Zal.
    Publié le 19 mars 2020 à 16h30 dans les EChos 
    Le meme laboratoire par son fameux directeur Franck ZAL  reviens avec son ver marin Franck Zal, le PDG d 'Hemarina , multiplie depuis plus de dix ans les études et les dépôts de brevets internationaux pour développer ses transporteurs d'oxygène issus de l'hémoglobine du ver marin, nommé arénicole. Il a même créé un élevage sur l'île de Noirmoutier en Vendée, afin de sécuriser ses approvisionnements. Sa molécule Hemo2life est notamment utilisée pour l'oxygénation de greffons rénaux avant une transplantation, ce qui permet de les préserver beaucoup plus longtemps.
    « Dans le cadre de l'épidémie du Covid-19, cette même molécule doit pouvoir aider les malades victimes du syndrome de détresse respiratoire aiguë - SDRA - sachant qu'elle a une capacité oxygénante 40 fois supérieure à celle de l'hémoglobine des vertébrés », estime Franck Zal. En fait, Hemarina a démontré qu'elle est capable de délivrer de l'oxygène « à tous les niveaux du vivant ». 
    Autre atout de cette molécule issue de la plateforme technologique M101 d'Hemarina : « Sa taille est 250 fois plus petite qu'un globule rouge, elle peut passer dans des endroits où la circulation est réduite ». Dans les cas les plus graves du Covid-19, cela pourrait éviter que les patients ne s'asphyxient par manque d'oxygène dans le sang.


    lyesocean
    @Posted by
    writer and blogger, founder of LyesOcean .

    Post a Comment